tests de performance

Introduction aux tests fonctionnels

Les tests fonctionnels permettent de vérifier que les fonctionnalités d’un logiciel répondent aux exigences définies, en se basant sur des spécifications métier et des attentes utilisateur.

Contrairement aux tests non fonctionnels, que nous avons vu lors du numéro précédent, qui évaluent des aspects comme la performance ou la sécurité, les tests fonctionnels s’intéressent exclusivement au comportement du système.

  • Tests fonctionnels : Une télécommande avec des boutons testés un par un pour vérifier s’ils fonctionnent.

  •  Tests non fonctionnels : Tester si la télécommande résiste aux chocs, si elle fonctionne sous différentes températures, si elle consomme peu d’énergie.

Pourquoi tester les fonctionnalités de votre logiciel ?

Lorsqu’une application est développée, elle est censée répondre à des besoins précis, comme par exemple :

  • Un site e-commerce doit permettre aux utilisateurs d’ajouter des articles à leur panier.
  • Une application bancaire doit permettre de consulter son solde et de réaliser des virements.
  • Un logiciel de gestion des congés doit s’assurer que seules les demandes valides sont acceptées.

Les objectifs sont donc :

  • Vérifier que chaque fonction du logiciel fonctionne conformément aux exigences.
  • Détecter des écarts entre les résultats attendus et obtenus.
  • Assurer une qualité fonctionnelle avant la mise en production.
  • Faciliter la validation par les utilisateurs finaux.

Pour mieux comprendre la place des tests fonctionnels dans la validation d’un logiciel, comparons-les aux tests non fonctionnels :

Comment réalise-t-on des tests fonctionnels ?

Les tests fonctionnels peuvent être manuels ou automatisés, selon le contexte et les besoins du projet.

  • Tests manuels : un testeur exécute les scénarios de test en simulant l’interaction avec l’application (ex. : cliquer sur un bouton, remplir un formulaire).
  • Tests automatisés : des scripts sont écrits avec des outils comme Selenium, Cypress, Robot Framework ou Playwright pour exécuter automatiquement les scénarios de test et détecter les anomalies plus rapidement.

Tous les tests ne sont pas réalisés au même niveau. L’ISTQB définit quatre niveaux de validation qui permettent d’assurer une couverture complète du logiciel, du plus petit composant jusqu’à l’application finale.

La pyramide ci-dessous illustre cette hiérarchie et montre comment chaque niveau de test s’intègre dans le processus global.

Si on reprend l’exemple de la télécommande avec les niveaux de test, nous avons :

Tests unitaires

Vérifier que chaque composant fonctionne isolément en testant individuellement chaque bouton (ex. : vérifier que le bouton « Volume + » augmente bien le son).

Tests d’intégration

Vérifier que plusieurs composants interagissent correctement entre eux en vérifiant que lorsque l’on appuie sur un bouton, un signal est bien envoyé au téléviseur et qu’il réagit comme prévu.

Tests système

Valider le fonctionnement global du produit en simulant des conditions réelles d’utilisation en testant la télécommande dans son ensemble : est-ce que tous les boutons fonctionnent bien ensemble ? Est-ce que la télécommande communique correctement avec différents modèles de téléviseurs compatibles ?

Tests d’acceptation

Vérifier que le produit répond aux attentes des utilisateurs et aux besoins métier avant sa mise sur le marché. L’idée est de faire tester la télécommande par des utilisateurs réels pour s’assurer qu’elle est intuitive, que les boutons sont bien placés et qu’elle fonctionne bien dans différentes situations (ex. : utilisation dans une pièce sombre, à distance, avec des piles faibles).

Pourquoi tester à ces différents niveaux ?

Tester à plusieurs niveaux permet d’identifier les défauts le plus tôt possible, ce qui réduit les coûts de correction et améliore la qualité du produit final.

Chaque niveau joue un rôle dans la validation du système :

  • Les tests unitaires et d’intégration détectent les erreurs techniques et les incohérences entre les modules.
  • Les tests système et d’acceptation s’assurent que l’ensemble fonctionne comme attendu et satisfait les utilisateurs.

Les tests fonctionnels sont indispensables pour garantir que l’application réponde aux besoins métier et fonctionne correctement. Leur mise en place méthodique, qu’elle soit manuelle ou automatisée, permet de prévenir les erreurs, d’améliorer la satisfaction utilisateur et de limiter les coûts liés aux corrections tardives en production.

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